Un livre paraît ces jours-ci qui va
enfin réouvrir les consciences en ces temps où le passé fait
figure d’inutile et le futur se dissout dans la brume du doute. Ce
livre raconte l’histoire d’un homme qui a incarné à lui seul
toute l’humanité, un homme qui a vécu l’enfer, mais vraiment
l’enfer, et qui a su se redresser dans un monde qui lui était
devenu étranger et dans lequel il a su redonner du sens, de l’espoir
et de même de la joie.
Son fils Bernard, professeur émérite à
l’Université de Bourgogne, président de
la commission des arts à l’Académie des sciences, arts et
belles-lettres de Dijon, a tenu à rendre, par ce livre, justice à
son père. Laissons-le présenter lui-même son travail.
Jacques
Chevignard
(1917-2006)
À
l’épreuve de l’extrême :
de
Dijon à Dachau
(1939-1945)
Né en 1917 dans un milieu
imprégné de la spiritualité de sa tante Élisabeth de la Trinité
(1880-1906), carmélite dijonnaise canonisée en 2016, Jacques
Chevignard (1917-2006) eut une enfance et une jeunesse marquées par
une succession de deuils et de revers de fortune.
Son parcours d’aspirant,
souvent réduit par lui-même à son effroyable « épilogue »,
fut multiforme et atypique : il fit l’expérience des casernes
et du front (1939-1940), affronta, en tant que prisonnier de guerre
convoyé de Frontstalag
en Oflag,
puis délogé d’Oflag
en Stalag
et transféré de Stalag
en « Aspilag », une fastidieuse traversée du désert de
loin en loin piquetée de passagères oasis (1940-1944). Ensuite, au
cœur même du IIIe
Reich,
« prisonnier
transformé »
dans les usines de Kassel, il renoua avec la vie civile, au service
des Chantiers de jeunesse et des requis du S.T.O. ainsi que d’un
réseau de résistance franco-allemand, mais sous un régime de
semi-liberté de plus en plus funambulesque, à la merci des bombes
alliées comme de la Gestapo et de ses suppôts collaborationnistes
(1944-1945), pour être finalement précipité de cachots en
oubliettes – prison (Kassel-Wehlheiden), camps de redressement et
de concentration (Breitenau et Buchenwald), convoi d’extermination
(janvier-avril 1945). Sauvé in
extremis par
l’arrivée des Américains à Dachau, il faillit succomber au
typhus et connut une longue convalescence.
Son retour en France à la fin
de juillet 1945, près d’un an après la libération de Paris, lui
révéla une patrie méconnaissable dans laquelle il allait se sentir
submergé par une amère conviction : « Tous
les sacrifices auront été vains…, les tombes sont à peine
fermées qu’on danse dessus... »
Aussi chercha-t-il d’abord à s’enclore à l’abri des binarités
réductrices d’une Victoire livrée sans vergogne à une écœurante
foire d’empoigne. Mais, avec le temps, il sut reprendre le dessus
et rebondir vers une destinée plus sereine, à la fois profondément
bourguignonne et grande ouverte sur le monde.
Format de l’ouvrage :
16 x 24 x 3 cm, 682 pages (1 173 g)
155 illustrations, dont un
cahier couleur de 8 pages
Parution : seconde
quinzaine de mai 2021.
Tirage limité (300 ex.), édition à compte d’auteur
Prix et commande : 35
euros (port offert jusqu’au 31 août 2021) par chèque à l’ordre
de Bernard Chevignard, Chemin des Vignes, 21690 Salmaise
Merci d’indiquer clairement
l’adresse à laquelle vous désirez recevoir l’ouvrage.
Toutes affaires cessantes, lisons ce
livre. Nous en sortirons meilleurs.
Michel HUVET