mardi 6 mars 2018

CÔTE-D'OR : LES "MUNICIPALES" DÉJÀ DANS TOUTES LES TÊTES

Didier Martin, député LREM (Photo France-Bleu)
 Question simple : après la tornade du printemps 2017, au fait, vous connaissez les noms des cinq députés de Côte-d’Or ? Bien des personnes interrogées font la moue, citent Remi Delatte ou Didier Martin, mais les autres, les Faliba Kattabi, Dider Paris, Yolaine de Courson ? Déjà oubliés ou pas encore intégrés dans les moeurs !

Et à quels partis appartiennent-ils donc ? Plus un seul socialiste ? Eh ! non, il n’y a même plus qu’un seul LR et tous les autres sont "en marche" ! Certes, ils font peu parler d’eux, et leur isolement local ajoute encore à la confusion, et les "marcheurs" se disent qu’heureusement que le sénateur ex-PS François Patriat est là pour serrer les rangs et laisser entrevoir un peu d’action politique., comme on l’a récemment vu avec la visite de Brigitte Macron et du ministre de l’Éducation nationale au lycée Carnot de Dijon…

Trio LREM à Dijon 

Nathalie Koenders et François Rebsamen (photo Infos-Dijon)
Du coup, à deux ans de l’échéance, se pose dès maintenant la question des "municipales", prévues en 2020 (ou 2021 ?), puisque les remous de la tornade se sont fait sentir jusque dans les travées des conseils municipaux. Voyez Dijon où l’ancien ministre du Travail François Rebsamen s’est retrouvé avec une majorité divisée, si ce n’est déchirée, Didier Martin (ex-adjoint) venant même de créer son propre groupe LREM avec Jean-Claude Decombard, un adjoint aux sports qui ne fait pas l’unanimité dans les milieux sportifs locaux, c’est le moins qu’on puisse dire, et Charles Rozoy, mais si ! Du coup, la première adjointe Nathalie Koenders organise, par tirage au sort, des rencontres avec les citoyens dans son bureau : et si le prochain maire de Dijon était une femme ?

On voit donc se dessiner, ici ou là, des petits groupes qui, le moment venu, pourraient grossir et gripper les belles machines de partis en perdition – style PS coulé ou LR qui prend l’eau – même si l’on sait bien que les "municipales" font souvent fi des étiquettes. Mais bien des caciques doivent commencer à trembler, à Vitteaux comme à Plombières, à Chevigny comme à Semur, à Beaune comme à Auxonne, pour citer quelques cités où l’on entend le plus grincer quelques dents.

Michel HUVET


samedi 27 janvier 2018

LE SIRBA OCTET À CHATILLON-SUR-SEINE : À FENDRE L'ÂME


Deux heures d'émerveillement (© TGB )

Héberlués, émus, bouleversés même, les très nombreux spectateurs venus de quatre départements à Châtillon-sur-Seine n’oublieront pas la rencontre musicale que leur a offert le Sirba Octet qui a fait le détour par le nord de la Côte-d’Or sur la route de la Folle Journée de Nantes !

La plupart solistes de l’Orchestre de Paris, les virtuoses du Sirba se sont emparés de tout le répertoire traditionnel ashkenaze ou tzigane de l’Europe de l’Est pour ce festival bien nommé Tantz !, teinté d’humour autant que de gémissements, de plaintes autant que de réjouissances, de danses autant que de méditations : prodigieux.

 Cadences infernales

Sous la direction de Richard Schmoucler, les sept autres solistes enchantent par leur virtuosité  et leur faconde, et entraînent le public dans des rythmes fous, s’apaisant parfois pour laisser planer des complaintes de quintette à cordes à fendre l’âme et reprenant la cadence infernale au-dessus de laquelle caracolent le cymbalum, le piano ou la clarinette volubile.


Les arrangements de Cyrille Lehn ajoutent encore à la somptuosité musicale ce parfum d’authenticité qui a fait promener le public des villages de Bohème aux campagnes roumaines en passant par les bals discrets des bords du Danube.

Héberlués, les spectateurs sont repartis avec un seul désir, celui de réentendre vite, grâce au CD, ces chants de l’âme venus de si loin, dans le temps comme dans l’espace.

Michel HUVET